L’ÉCRIVAIN PUBLIC, UN TRAVAILLEUR SOCIAL ? Par Sylvie Macquet - association Plume et Buvard

En prêtant sa plume à autrui, l’écrivain public répond à des demandes très variées, souvent complexes. par nécessité, le métier s’est aujourd’hui professionnalisé. avec l’assistant social, l’éducateur, le juriste ou le psychologue, l’écrivain public fait partie des professionnels incontournables de la relation d’aide à la personne.

Vous avez dit « vieux métier » ? À l’heure de la déma­té­ra­li­sa­tion, l’écrivain public n’a jamais été autant sol­li­ci­té. Il y a presque autant de défi­ni­tions de ce métier que d’acteurs. Il n’est pas tou­jours facile de sai­sir son pro­fil, étant don­né le carac­tère poly­morphe de ses inter­ven­tions (lire l’encadré en page 35). S’il peut être conseiller en écri­ture au sens large, il se posi­tionne sou­vent dans une rela­tion d’aide et a toute sa place dans les struc­tures sociales : Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), centre social, mai­son de quar­tier, mai­son de la jus­tice et du droit…

L’écrivain public est la « plume » de l’usager. Il répond à dif­fé­rentes pro­blé­ma­tiques liées à l’illettrisme, l’analphabétisme, l’illectronisme, la non fran­co­pho­nie, l’inflation et la com­plexi­té admi­nis­tra­tives, le besoin de média­tion. L’écrivain public sert à renouer le dia­logue entre les usa­gers et les ins­ti­tu­tions. « Plus les per­sonnes ren­contrent des dif­fi­cul­tés socio-​économiques, plus leur situa­tion est tra­ver­sée de contra­dic­tions admi­nis­tra­tives dont l’écrivain public est l’un des prin­ci­paux témoins » (source : L’écrivain public dans l’action sociale par Bergamote Fernandez).

Très concrè­te­ment, il accom­pagne l’usager, d’un point de vue admi­nis­tra­tif et rédac­tion­nel, dans des pro­blé­ma­tiques de la vie quo­ti­dienne : dif­fi­cul­té finan­cière, de loge­ment, de san­té, recherche d’emploi, litige avec un voisin…

L’écrivain public tra­vaille en équipe ou en réseau, il s’entoure d’assistants sociaux, de juristes, d’éducateurs etc.

COMPLÉMENTAIRE DU TRAVAILLEUR SOCIAL

L’écrivain public est au com­men­ce­ment de la rela­tion d’aide. Dans un contexte de plus en plus déma­té­ria­li­sé, il devient l’un des uniques repères phy­siques pour for­mu­ler une demande. Neutre, sa fonc­tion d’aide à la rédac­tion ins­pire confiance. Il exerce sou­vent son métier en étroite rela­tion avec un tra­vailleur social et oriente l’usager vers le pro­fes­sion­nel le plus adap­té : assis­tant social, juriste, psy­cho­logue… Parfois, il est un relais quand la confiance avec un tra­vailleur social s’étiole, dans le cas de rela­tions qui s’usent dans le temps ou que l’usager ne voit pas d’évolution dans sa situa­tion, mal­gré toute la qua­li­té du sui­vi par un tra­vailleur social. « C’est à la fois sa res­sem­blance (de par les situa­tions ren­con­trées et la manière de les appré­hen­der sur la base d’un tra­vail de rela­tion) et sa dif­fé­rence (une aide facul­ta­tive, qui n’a pas l’apparence d’un sui­vi impo­sé et d’un entre­tien for­mel) avec l’accueil du pro­fes­sion­nel social, qui lui fait s’attirer les faveurs des usa­gers et qui fait de lui un inter­mé­diaire pri­vi­lé­gié entre usa­ger et pro­fes­sion­nel social » (source : L’écrivain public dans l’action sociale par Bergamote Fernandez).

Retrouvez la suite de l'article sur : http://plumeetbuvard.org/lecrivain-public-travailleur-social/ 

DATE DE MISE A JOUR : 10/04/2018

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